Hôpital Béclère – Clamart : un service en grève28/01/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/01/une_3000-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Hôpital Béclère – Clamart : un service en grève

Depuis le 15 janvier, les soignants de Médecine aiguë polyvalente et Immunologie de l’hôpital Antoine Béclère, situé à Clamart, dans les Hauts-de-Seine, sont en grève.

La grève fait suite à la détérioration de leurs conditions de travail et à la réorganisation du service. Il se situe sur deux étages et, en juin dernier, les soignants avait appris qu’ils seraient amenés à tourner également sur l’UPACS (Unité polyvalente d’aval de court séjour) située encore à un autre étage. En juillet, lors d’une réunion avec la direction, le personnel avait posé ses conditions : une prime de mobilité, celle qui est accordée à l’équipe de suppléance, un effectif de deux infirmières et deux aides-soignantes par équipe pour les quatorze lits supplémentaires.

Or, lors d’une réunion début janvier, les soignants se sont trouvés devant une direction qui non seulement avait refusé la prime de mobilité, mais qui revenait sur les effectifs accordés lors d’une précédente réunion. De plus, rien n’était prévu pour des conditions d’hospitalisation correctes en matière d’hygiène. La colère montait d’un cran d’autant que les conditions de travail se dégradaient : après cinq départs en six mois, l’effectif était en déficit de quatre infirmières. L’entraide au sein de l’équipe devenait difficile, les changements d’équipe au pied levé ainsi que le manque de personnel infirmier et aide-soignant pesaient de plus en plus. Le manque de matériel s’ajoutant à cela, la coupe était pleine.

Environ vingt soignants se sont exprimés et ont demandé à la direction, mal à l’aise, de sortir de la salle de réunion de négociation. Ils ont décidé et voté le dépôt d’un préavis de grève, ce que la direction a appris en rentrant dans la salle. Les jours suivants, les soignants ont discuté et décidé de leurs actions, fait connaître la grève de leur service, mis des affichettes et une grande affiche sur le mur indiquant « Médecine en grève ». Ils veulent pouvoir soigner correctement et « décrocher » du travail quand ils sortent.

Lundi 26 janvier, à la troisième réunion, la direction a dit qu’elle abandonnait temporairement son projet de réorganisation pour début février. Un poste d’aide-soignant en horaire décalé en semaine sera maintenu le week-end. C’est un premier recul, mais mardi 27, vingt soignants sur quarante titulaires se sont exprimés pour la continuation de la grève, pour qu’il y ait trois entrées par jour, une aide-soignante de nuit, une infirmière pour huit patients, que le projet de réorganisation soit définitivement abandonné.

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