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Hôpital de la Croix-Rousse – Lyon : les Urgences en colère
Depuis mercredi 1er avril, le service des urgences de l’hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon, a débuté un mouvement de grève.

Cela fait suite aux annonces de la direction de supprimer les renforts en aides-soignantes et infirmières qu’elle avait octroyés pour la durée des travaux de rénovation du service.
Depuis 2019, ce service fonctionne 24 h sur 24 et il accueille de plus en plus de patients. Des travaux d’agrandissement, indispensables, viennent d’être réalisés pour un montant de plus de six millions d’euros, avec tous les problèmes de déménagement qui ont pesé sur le personnel pendant plusieurs mois. L’unité d’hospitalisation des Urgences était alors à un autre étage, ce qui obligeait les aides- soignantes à multiplier les allers-retours et à faire alors plus de dix kilomètres par jour.
Résultat, les locaux sont neufs et plus vastes mais les problèmes sont légion : les trajets des soignants sont allongés, les couloirs exigus, la porte d’accès pour les pompiers fonctionne une fois sur deux. Et cerise sur le gâteau, il n’y a que deux points d’eau chaude pour tout le service car en disposer dans chaque box ne « rentrait pas dans l’enveloppe travaux » selon la direction. Il faudra donc faire les toilettes des patients à l’eau froide ?
Cet hiver, le nombre de passages aux Urgences a explosé, des dizaines de patients sont régulièrement sans lit disponible à l’hôpital, bien loin du « zéro patient sur les brancards » promis par la direction.
La suppression du renfort de personnel est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ainsi, sur les 90 paramédicaux, 60 se sont mis en grève, avec le soutien de plusieurs médecins, mais le système des assignations les contraint souvent à assurer un service minimum.
La première journée de grève a été déterminée et dynamique, avec un tract adressé aux autres travailleurs de l’hôpital, des tournées de service et un rassemblement d’une cinquantaine de personnes. Comme le disent les grévistes dans leur tract : il faut du personnel supplémentaire de jour comme de nuit, ce n’est pas du confort, c’est tout simplement indispensable.