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- Lutte ouvrière n°3027
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Leur société
Inflation : la valse des prix alimentaires
Depuis un an, les prix à la consommation ont connu en moyenne une hausse de 1,5 %, mais celle-ci s’est accélérée en juin et juillet, passant respectivement à un rythme de 1,8 % et 2,1 % l’an.
L’Insee et d’autres organismes affichant les variations de prix attribuent ces hausses à un contexte international de conflits qui influent sur le prix des carburants et des produits industriels importés, ou bien à la sécheresse sévissant par exemple dans des pays exportateurs de café ou de cacao.
Si les hausses se font sentir sur l’ensemble des produits, c’est cependant l’alimentation, représentant 16 % du panier des consommateurs, qui a subi les principales hausses. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait de hautes études mathématiques ni de jouer avec les pourcentages pour s’en rendre compte : il suffit de faire son marché et de lire les étiquettes, surtout celles des fruits et légumes, dont les prix ont de quoi faire bondir. Ainsi, selon Familles rurales, les courgettes ont augmenté en un an de 32 %, les tomates de 31 %, certaines variétés atteignant même 8,20 euros le kilo en pleine saison. Pour les pommes de terre dites « grenaille », il faut payer jusqu’à 3,90 euros, et 2,50 pour les plus courantes ainsi que pour les carottes ; les prix des salades atteignent aussi des sommets. Quant aux fruits, certains deviennent des produits de luxe : 8,50 euros pour les cerises et autres fruits rouges, idem pour des pêches.
Il faut bien que l’on vive, disent les producteurs des fruits et légumes, qui subissent à la fois la concurrence, les hausses des carburants ainsi que les intempéries qui s’attaquent à leurs produits. C’est certes indéniable, mais la logique par laquelle toute la chaîne répercute les difficultés sur les clients, derniers de cette chaîne, et qui n’ont pas la possibilité d’échapper aux augmentations, est inacceptable. Si les prix augmentent, les salaires doivent suivre d’autant.