Morts à la rue : cachez cette misère…15/07/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/07/une_3024-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg2026-07-15

Dans les entreprises

Morts à la rue : cachez cette misère…

Si la canicule qui dure depuis des semaines rend les logements invivables, elle se transforme en enfer pour les sans-abris.

Les trottoirs deviennent de véritables plaques chauffantes, et il leur est souvent difficile de se mettre au frais, dans des lieux tels que les centres commerciaux, dont ils sont souvent chassés. L’association « Les Morts de la rue » comptabilise déjà près de 300 morts depuis le mois de janvier, contre environ 1 000 décès sur toute l’année 2025, des chiffres sans doute largement sous-estimés. Elle dénonce également des mises à l’abri inadaptées, comme lorsqu’on sépare un couple ou bien qu’on refuse les animaux de compagnie, et de toute façon largement insuffisantes. La Mairie de Paris a ouvert en tout et pour tout 100 places supplémentaires, ce qui porte leur nombre à 427, alors que la capitale compte entre 3 800 à 5 000 sans abris. Résultat : beaucoup ne tentent même plus d’appeler le 115 pour se mettre à l’abri.

Les associations d’aide rappellent que la mortalité est déjà très importante en temps normal lorsqu’on n’a pas de toit – 49 ans d’espérance de vie en moyenne – et que l’été est une période au moins aussi mortelle que l’hiver, entre autres à cause du manque d’accès à l’eau ou à des espaces frais. On sait déjà que parmi les morts supplémentaires cet été, on dénombrera une importante proportion de sans abris, français ou étrangers – la canicule ne fait pas la différence.

Pourtant, cette situation n’a rien d’une fatalité : la réquisition de logements et de moyens de climatisation permettrait de répondre à l’urgence de la situation. On en est loin, malgré les promesses d’un Macron qui prétendait qu’il n’y aurait plus un seul sans abri à la fin de sa présidence.

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