Municipalités : des correspondants pour l’état-major15/04/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/04/P4-2_Publicit%C3%A9_pour_larm%C3%A9e_dans_les_mairies_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C29%2C863%2C514_crop_detail.jpg2026-04-15

Leur société

Municipalités : des correspondants pour l’état-major

Au cours de leur première réunion, les conseils municipaux élus les 15 et 22 mars ont élu les maires, les adjoints et ont désigné les « correspondants défense ».

Illustration - des correspondants pour l’état-major

Cette fonction a été créée en 2001 après la suppression du service militaire obligatoire. Il s’agissait alors selon ses promoteurs, militaires de toute obédience, de continuer à « assurer le lien entre l’armée et la Nation ». De fait, les correspondants défense ont eu pendant deux décennies la lourde tâche de commander les couronnes déposées aux monuments aux morts les 11 novembre et 8 mai, et, s’il y avait lieu, de boire l’apéritif au loto annuel des anciens combattants.

Mais le monde change et, manifestement, les conflits armés se multiplient. Non seulement le budget militaire explose, mais l’état-major tient à préparer la population à un éventuel conflit. Son chef, le général Mandon, a donc écrit à tous les correspondants défense pour leur rappeler leur rôle, qui serait de préparer leurs concitoyens à la guerre et de trouver les soldats de demain, les convaincre et les encourager. Mandon a, devant le congrès des maires du mois de novembre 2025, averti que les familles devaient être prêtes à voir mourir leurs enfants et a demandé aux édiles de se faire les relais des officiers. Le ministère des Armées a édité un matériel pour aider les correspondants et leur propose de multiples activités, de la visite de musées aux conférences d’officiers d’active incitant à s’engager. Et de nombreux élus se coulent dans le moule, accumulant les discours guerriers et les déclarations patriotiques.

Les mairies, prétendument élues sur des questions locales, loin des prises de position politiques et des grandes questions sociales sont en fait un rouage de l’appareil d’État. C’est pourquoi les élus sont requis et priés d’apporter leur contribution à la mise en condition de la population pour une éventuelle guerre dans l’intérêt du grand capital.

Les conseils municipaux Lutte ouvrière, quant à eux, n’acceptent pas de jouer un tel rôle. Ainsi, notre camarade Muriel Monchal, élue à Alfortville, a refusé d’élire un correspondant défense et s’en est expliquée, appelant les travailleurs « à combattre ce système capitaliste qui conduit l’humanité à la catastrophe ».

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