ONET – Toulouse Blagnac : quatrième semaine de grève27/05/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/05/une_3017-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-05-27

Dans les entreprises

ONET – Toulouse Blagnac : quatrième semaine de grève

Les agents de nettoyage d’Onet, en grande majorité des femmes, de l’aéroport Toulouse-Blagnac sont en grève depuis dimanche 3 mai.

La vingtaine de grévistes continue d’exiger le départ de deux responsables.

Pressions, menaces, convocations, sanctions, ça suffit ! Il n’est plus question d’aller travailler avec la boule au ventre ! Jusqu’à présent la direction a seulement accepté une enquête d’un organisme extérieur… qu’elle a elle-même choisi ! Alors les grévistes continuent avec une direction qui cherche vainement jusqu’à présent à saper leur moral. En temps normal, les agents en congé ne sont jamais remplacés. Eh bien, pendant la grève, ils le sont systématiquement en temps et en heure. La direction pousse même les grévistes à se mettre en congé pour pouvoir mieux les remplacer.

Le patron fait aussi venir du personnel extérieur à l’aéroport, au point que l’inspection du travail a dû intervenir. Il envoie aussi sur les téléphones des agents des messages d’intimidation du genre « si vous êtes en grève, votre contrat sera suspendu ».

Depuis le début de la grève, la police intervient tous les jours. Elle interdit aux grévistes de manifester dans l’aérogare, elle leur demande d’enlever leurs gilets jaunes quand elles se regroupent devant. Elle a même voulu empêcher les collectes de soutien en prétextant que c’était de la « mendicité ». Par contre, elle ne trouve rien à redire aux basses manœuvres de briseur de grève du patron. Pour tous, il est clair qu’elle est là pour faire respecter l’ordre, mais l’ordre patronal.

Onet est la société sous- traitante du donneur d’ordre ATB, le gestionnaire de l’aéroport. Du côté de celui-ci, c’est toujours le silence radio alors qu’il est le principal responsable et qu’il se montre bien moins préoccupé que d’habitude de la qualité du ménage.

Alors, pour les grévistes, il n’est pas question de céder : « on n’a pas fait grève aussi longtemps pour lâcher maintenant ! ». Elles reçoivent de nombreux gestes de soutien des salariés de l’aéroport et aussi des passagers.

Comme disait une travailleuse de Blagnac à propos de leur grève : « c’est ce que nous devrions faire sur l’aéroport, et tous ensemble ! ».

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