Orsec : un plan “chaleurs” pour ne rien faire15/07/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/07/une_3024-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg2026-07-15

Leur société

Orsec : un plan “chaleurs” pour ne rien faire

Le gouvernement a déclenché, vendredi 10 juillet, le plan Orsec « chaleurs extrêmes » dans les départements placés par Météo-France en vigilance rouge canicule.

Ce plan, présenté comme « inédit » par la porte-parole du gouvernement, est particulièrement vide. Quelques recommandations sont faites aux employeurs, concernant notamment des éventuels aménagements des horaires de travail, mais elles n’ont aucun caractère contraignant. Pour les suivre, certaines entreprises comme Uber Eats ou Deliveroo ont annoncé suspendre leur activité entre 14 heures et 18 heures mais sans indemniser les travailleurs.

Le principal élément de ce plan est la création de « lieux de fraîcheur pour les personnes vulnérables ». Alors qu’elles sont souvent isolées à leur domicile, le plan prévoit donc de les identifier grâce aux différents registres existants. Mais ceux-ci sont bien souvent incomplets. Fin juin, La Poste avait déjà annoncé qu’elle mettait les facteurs à disposition des communes pour aider à repérer ces personnes vulnérables, sans envisager pour autant d’augmenter les effectifs déjà insuffisants en temps normal.

Même si ces personnes étaient identifiées, qui les transporterait ensuite et quel personnel s’occuperait d’eux dans ces centres ? Les ambulanciers, pompiers et soignants sont tous débordés par les conséquences sanitaires de la canicule.

Autant dire que ce plan ne change vraiment rien. Beaucoup de ces centres existent en fait déjà à l’initiative de communes ou d’associations, et ce sont des voisins et des bénévoles qui accompagnent les personnes en danger. Souvent la solidarité entre habitants a permis de pallier dans une certaine mesure l’inaction gouvernementale, de plus en plus visible.

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