Présidentielle : les perroquets anti-immigrés27/05/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/05/une_3017-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-05-27

Leur société

Présidentielle : les perroquets anti-immigrés

Le ministre de l’Intérieur et possible candidat pour 2027, Gérald Darmanin, a proposé le 24 mai d’instaurer un « moratoire de trois ans sur l’immigration légale ».

Darmanin voudrait bloquer pendant ce «moratoire » une grande partie des entrées régulières d’étrangers, y compris de travailleurs venant avec des contrats d’étudiants ou de familles rejoignant leurs proches.

Il s’ajoute à la longue liste des aspirants présidents qui veulent mettre au cœur de leur campagne les thèmes traditionnellement portés par le RN. Parmi les macronistes ou ex- macronistes, les candidats se bousculent. Gabriel Attal propose des « quotas » d’immigration votés par le Parlement et Édouard Philippe défend une immigration « choisie et contrôlée », c’est-à-dire limitée aux besoins immédiats du patronat. Tous deux ont dirigé des gouvernements sous Macron et ont déjà contribué à durcir les lois contre les immigrés.

Les macronistes ne sont pas les seuls à courir derrière l’extrême droite sur ce terrain. Retailleau, ministre de l’Intérieur encore récemment, en a fait l’un de ses axes principaux, répétant que « l’immigration n’est pas une chance », tandis que François Ruffin s’est déclaré « contre l’immigration de travail » – ce qui revient en pratique à être contre l’immigration tout court, car la grande majorité des immigrés viennent précisément pour occuper un emploi et vivre de leur salaire, comme tous les travailleurs.

Aucun de ces aspirants présidents n’a de solution aux difficultés croissantes des classes populaires, parce qu’aucun ne veut s’attaquer au grand patronat, responsable des salaires insuffisants, des licenciements, de la hausse des prix et de la dégradation des conditions de travail. Alors, ils cherchent le moyen de faire diversion et accusent les immigrés de tous les maux.

Ces campagnes anti-immigrés menées par une grande partie du personnel politique sont un poison pour toute la société. Elles sont un rideau de fumée destiné à cacher aux yeux des classes populaires ceux qui sont les véritables responsables de leur situation : les grands groupes capitalistes et ceux qui voudraient accéder au gouvernement, hier, aujourd’hui et demain pour se mettre à leur service.

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