Prix des carburants : Lecornu attend que ça baisse15/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/04/une_3011-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-04-15

Leur société

Prix des carburants : Lecornu attend que ça baisse

Vendredi 10 avril, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est fendu d’un discours sur « les politiques de l’énergie, des transports et du logement ». Censé répondre à la flambée des prix du pétrole et du gaz, il a surtout garanti des milliards d’euros d’argent public aux industriels.

Le Premier ministre a souligné la nécessité d’accélérer le remplacement des chaudières à gaz par des équipements électriques dans les logements privés et les logements sociaux (à l’horizon 2050) et de passer à la voiture électrique sans délai. D’ici à 2030, il promet l’installation d’un million de pompes à chaleur par an chez les particuliers, objectif déjà fixé il y a deux ans par Bruno Le Maire.

Dans le plan de Lecornu, il n’y avait rien pour aider les travailleurs et les classes populaires à faire face dans l’urgence à l’augmentation des prix des carburants. Par contre, celle-ci lui a donné un nouveau prétexte pour injecter des milliards d’euros d’aides publiques supplémentaires dans l’industrie privée, en particulier dans l’automobile. Lecornu a ainsi promis le doublement des subventions destinées à la transition vers l’électrique qui passeront de 5,5 milliards d’euros à 10 milliards par an d’ici à 2030.

Comme de coutume, pour masquer les bénéficiaires de ces cadeaux, Lecornu a fait mine de se pencher sur le sort des métiers dépendants de la voiture tels qu’aides à domicile, aides-soignantes, infirmières libérales, artisans, etc., en annonçant des primes à la location annuelle de voitures électriques. « Tant que nous dépendrons du pétrole et du gaz, nous continuerons de payer le prix des guerres des autres », a-t-il avancé pour justifier cette accélération vers l’électrique. Comme si la grande majorité des travailleurs n’étaient pas condamnés à rouler et se faire rouler pour aller et revenir du travail, ou pour les contraintes du quotidien.

Certes, la guerre a été déclenchée par les États-Unis et Israël, mais elle rapporte aussi des superprofits à TotalEnergies. Mais pas une fois Lecornu n’a prononcé le nom de cette multinationale française.

Lecornu s’est contenté d’une vague promesse à laquelle personne ne croit : « Quand les cours du carburant baissent, les prix doivent aussi baisser en station aussi vite que lorsqu’ils ont augmenté. » En fait, non seulement les prix des carburants ne vont pas baisser, mais ceux de tous les produits vont augmenter.

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