Safran : l’armement, une affaire rentable08/04/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/04/P14-2__Dassault_sponsorise_OK_LUPO.jpg.420x236_q85_box-0%2C20%2C946%2C552_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Safran : l’armement, une affaire rentable

La guerre au Moyen-Orient a des conséquences directes pour Safran et les affaires de sa branche militaire. Même si l’entreprise est plus connue pour produire des moteurs pour Boeing et Airbus, elle produit également le moteur du Rafale, actuellement utilisé dans les combats dans la région.

Illustration - l’armement, une affaire rentable

Les pays ayant acheté l’avion de Dassault, tels que le Qatar et les Émirats arabes unis engagés avec la France dans le conflit, font décoller et voler ces avions pour intercepter missiles et drones. L’affaire est rentable, car si Safran y gagne en vendant des moteurs militaires neufs quand Dassault décroche des contrats de vente du Rafale, le bénéfice se réalise surtout avec le service après-vente. Plus ces moteurs tournent et s’usent, plus il faut facturer des passages en atelier de maintenance et des pièces en réparation. En plus du moteur du Rafale, cela concerne aussi celui, plus ancien, du Mirage 2000, pour lequel la fabrication de pièces de rechange n’a jamais cessé. Les pays en possédant sont souvent les mêmes que ceux ayant acheté des Rafale, comme le Qatar et les Émirats arabes unis. Résultat : plus les avions volent et brûlent du kérosène, plus Safran facture de l’entretien et de la réparation avec une marge de près de 50 %. La fabrication de pièces détachées étant plus importante que celle des pièces pour moteurs neufs, la guerre devient automatiquement une belle source de profit.

Quand on vend des canons, ceux-ci sont bien plus rentables quand ils s’usent et il n’est pas dans l’intérêt des capitalistes de l’armement qu’ils s’arrêtent de tonner.

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