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Dans les entreprises
Ubisoft : trois jours de grève à l’agenda
La société française de jeux vidéo Ubisoft, qui emploie près de 17 000 salariés dans le monde et gère un chiffre d’affaires de plusieurs milliards d’euros s’est trouvée face à une grève de trois jours.
L’ensemble des syndicats de l’entreprise (CGT, CFE-CGC, Solidaires- Informatique, Printemps écologique et le Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo) ont annoncé une grève « massive et internationale » du mardi 10 au jeudi 12 février. Cet appel fait suite à l’annonce de la suppression de 200 emplois en France et de la suppression du télétravail pour la majorité des salariés. Il y a également des inquiétudes face à une réorganisation du groupe qui doit être mise en place en avril.
La direction d’Ubisoft a déjà supprimé 3 000 emplois en trois ans. Et les derniers en date, début janvier, sont ceux d’une filiale située à Halifax au Canada, où tous les salariés ont été licenciés… au moment même où ils allaient monter leur propre syndicat. Tout cela a dû convaincre des salariés qu’il était temps d’agir.
Une grève avait déjà eu lieu en octobre 2024. C’est donc la deuxième. Le secteur des jeux vidéo n’a sans doute pas une longue histoire de luttes, mais c’est peut-être en train de changer. C’est en tout cas la bonne manière de faire comprendre aux actionnaires d’Ubisoft, à commencer par la famille Guillemot qui fait partie des 500 plus grandes fortunes en France, que les travailleurs du jeu vidéo ne sont pas là pour jouer.