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Brève
Calais MyFerryLink
Les salariés dans la tourmente capitaliste
L'Autorité britannique de la concurrence (CMA) a confirmé l'interdiction d'accoster à Douvres aux bateaux appartenant à Eurotunnel, menaçant ainsi la scop MyFerryLink, soit l'emploi de 533 salariés en France et 71 en Angleterre. Eurotunnel-MyFerryLink, en atteignant 50% du trafic transmanche, entraverait les intérêts des compagnies concurrentes P&O et DFDS. En conséquence, Eurotunnel cherche à vendre ses bateaux et se moque bien du sort des employés.
Du gouvernement français au député PS de Calais, Yann Capet, en passant par la maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, tous ont déploré ce jugement. Mais c'est l'État français qui a sabordé Seafrance et l'UMP et le PS aux commandes qui sont responsables de la situation !
Les salariés de MyFerrryLink ont raison de ne pas admettre ce verdict, et ils lancent un nouveau recours juridique. Mais pour garantir leur emploi, c'est de l'union des travailleurs, et d'abord de l'union des salariés du transmanche, qu'ils soient anglais, français ou autre, et quelle que soit la compagnie qui les embauche, que viendra leur capacité à se défendre de la concurrence capitaliste.