Aides à domicile : les trajets grèvent les budgets03/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3018-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-06-03

Dans les entreprises

Aides à domicile : les trajets grèvent les budgets

Cela fait des années que le remboursement des frais kilométriques est un énorme problème dans l’aide à domicile et d’autant plus aujourd’hui avec l’augmentation importante des prix du carburant.

Aujourd’hui beaucoup d’aides à domicile sont obligées de prendre sur leur salaire pour faire le plein et ce n’est plus supportable.

Le conseil départemental des Pyrénées-Orientales a voté une enveloppe de 600 000 euros pour aider les structures d’aide à domicile à acheter des véhicules électriques, et la présidente de ce conseil s’en glorifie. Mais l’enveloppe ne sera partagée qu’entre 13 structures et il faut savoir que cela fait tout simplement 29 voitures électriques pour environ 3 000 aides à domicile que compte le département. De qui se moque-t-on ?

Lecornu a annoncé le 21 mai une prime pour « trois millions de travailleurs modestes grands rouleurs ». Cette fameuse « indemnité carburant » est de 100 euros versés en une seule fois début juin sous conditions de ressources et d’utilisation de son propre véhicule. Les salariées doivent faire leur demande en ligne et d’ores et déjà certaines savent qu’elles n’y auront pas droit. L’État vient aussi d’agréer une augmentation des indemnités kilométriques, après un gel de quatre ans, qui passent de 0,38 euro à 0,40 euro par kilomètre. C’est une misère… que, dans le département, les travailleuses ont déjà obtenue après une grève. Il faut savoir aussi que seuls les trajets entre deux interventions consécutives sont remboursés, autant dire des nèfles.

La douche a bien refroidi les aides à domicile, comme l’a dit une d’entre elles : « L’effet waouh fait pschitt. » C’est pourquoi jeudi 4 juin, elles maintenaient un débrayage organisé par la CGT qui devait réunir des salariés de plusieurs associations du département afin d’aller demander des comptes. Ce débrayage devait permettre aux travailleuses de se rencontrer, de discuter et de s’organiser afin de préparer la riposte.

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