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Leur société
Bourse : gouffre à capitaux
L’indice de la Bourse de Paris, le CAC 40, a encore battu un record historique, en dépassant largement 8 500 points. Mais bien d’autres Bourses mondiales sont dans le même état d’euphorie.
On pourrait penser qu’il s’agit d’une preuve de la vitalité de l’économie capitaliste, mais c’est tout le contraire. Comment la Bourse peut-elle être aussi flamboyante alors que le nombre de faillites d’entreprises ne cesse d’augmenter, que l’État est de plus en plus endetté et que la majorité de la population vit de plus en plus mal ? La réponse est simple. La Bourse est le royaume des plus grandes entreprises du pays et elles raflent tout : les parts de marché, les aides étatiques, les marges faites grâce à la hausse des prix. Leur richesse, c’est-à-dire celle de leurs actionnaires, s’accroît au détriment de toute la société.
Dans ce système, la finance joue le rôle de rabatteuse des capitaux disponibles à la recherche de placements lucratifs. Cet afflux des capitaux vers les actions des entreprises cotées en Bourse fait presque mécaniquement monter leur cours. Aucune richesse réelle n’est ainsi créée. Mais cela permet à certains d’accumuler des fortunes en un clin d’œil, par la spéculation, en achetant des actions à un prix et en les revendant à un prix supérieur.
Si tout cela n’est pas une preuve de la domination et du parasitisme de ces grands groupes et de leurs propriétaires sur l’ensemble de la société, que faudrait-il d’autre ?