Écoles : salles de classe en ébullition03/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3018-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-06-03

Leur société

Écoles : salles de classe en ébullition

Les épreuves du baccalauréat professionnel ont débuté jeudi 28 mai en pleine canicule. Dans certaines salles, les températures avoisinaient 38o et plusieurs élèves ont eu des malaises ou des saignements de nez.

Nombre d’établissements scolaires, mal chauffés pendant l’hiver, se transforment en bouilloires l’été. Le syndicat SNES-FSU a mené un sondage auprès de 623 collèges et lycées les mardi, mercredi et jeudi de la canicule : 73 % d’entre eux ont relevé plus de 30o en classe. Et pourtant, rien ou presque n’est prévu ni pour les élèves ni pour les professeurs. Quant au personnel technique des cantines ou de ménage, il était aux premières loges dans des salles surchauffées, sans aménagement du temps de travail.

Certains proviseurs ont organisé les examens dans les salles les moins exposées à la chaleur, ont trouvé des ventilateurs et distribué des bouteilles d’eau fraîche. Mais, pour d’autres, les cours ont continué comme si de rien n’était. Des responsables d’établissement ont tout de même annulé quelques cours en fin d’après-midi. Pendant ce temps, le gouvernement, lui, n’a fait que distribuer de bonnes paroles : « Il faut boire même quand on n’a pas soif », « Il faut se protéger de la chaleur, mettre les enfants au frais ». C’est se moquer du monde ! Les équipements élémentaires font défaut, comme des volets par exemple. Nombre de salles sont exposées au soleil avec quelques rares rideaux. Dans d’autres, on ne peut même plus ouvrir les fenêtres pour aérer le matin.

D’après le SNES, il faudrait investir 5 milliards d’euros par an pendant dix ans en supplément des subventions déjà données aux collectivités territoriales pour adapter les établissements scolaires au réchauffement climatique. Le gouvernement prétend ne pas avoir l’argent nécessaire, alors qu’il augmente le budget de l’armée.

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