- Accueil
- Lutte ouvrière n°3004
- Hôpitaux : encore plus chers pour les malades
Dans les entreprises
Hôpitaux : encore plus chers pour les malades
En mars, le forfait que versent les malades hospitalisés va passer de 20 à 23 euros par jour. Faire payer toujours plus les patients pour des soins qui ne cessent de se dégrader, telle est la politique du gouvernement.
Cette mesure n’est pas la seule. La contribution des malades hospitalisés en psychiatrie va passer de 15 à 17 euros. Le forfait à débourser par les malades passés aux Urgences sans être hospitalisés se montera à 23 euros au lieu de 19 aujourd’hui. La « participation forfaitaire » à verser pour les soins coûteux, notamment ceux dépassant 120 euros, passera, au premier avril, de 24 à 32 euros.
Ces augmentations seront certes prises en charge par les complémentaires santé, auxquelles est affiliée la grande majorité de la population. Mais au bout du compte ce sont quand même les malades et tous les assurés qui payeront, puisque les assurances et les mutuelles en prendront argument pour augmenter leurs tarifs. Ces hausses ont été de 6 % en 2025 après 8,1 % en 2024. Et les trois millions de personnes qui ne sont pas affiliées à une complémentaire devront payer plein pot.
Les personnes âgées et les malades chroniques subiront de plein fouet ces mesures gouvernementales. Ceux qui ont des complémentaires verront leurs primes augmenter encore plus que les autres, vu qu’ils ont une plus forte probabilité d’être hospitalisés, et qu’ils sont moins que les jeunes couverts par des contrats plus favorables négociés au niveau des entreprises. Et de manière générale, c’est sur les familles les plus pauvres que cette hausse des dépenses de santé pèse le plus.
Le gouvernement entend économiser ainsi entre 400 et 450 millions d’euros pour rééquilibrer le budget de la Sécurité sociale. Mais s’il y a un trou à boucher, ceux qui le creusent ne sont pas les malades, mais tous ceux qui profitent du système de santé pour arrondir leurs profits : trusts pharmaceutiques, grands laboratoires, cliniques privées. C’est dans leurs coffres-forts qu’il faut aller chercher l’argent, et non dans la poche des malades.