Profits en hausse : salaires en baisse25/02/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/02/P13-3_Profits_en_hausse_salaires_en_baisse_ok_Lupo_NwxPPca.jpg.420x236_q85_box-0%2C18%2C797%2C466_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Profits en hausse : salaires en baisse

Illustration - salaires en baisse

Plusieurs études ont épluché le résultat des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui se sont menées depuis le début de l’année dans les grandes entreprises. Elles confirment l’offensive du patronat pour imposer que les hausses des salaires soient nulles ou bien inférieures à l’inflation.

Selon l’étude du cabinet Alpha, la part des accords ne prévoyant aucune augmentation salariale est passée de 33 % en 2025 à 45 % cette année. C’est le cas par exemple pour les banques comme la Société générale ou BNP Paribas, alors même qu’elles affichent des profits record : 6 milliards d’euros pour la Société générale et 12,2 milliards pour la BNP en 2025. Le Crédit agricole, lui, affiche 8,75 milliards de bénéfices, et a octroyé en tout et pour tout 0,5 % d’augmentation générale des salaires.

Même lorsqu’on insère dans le calcul de la masse salariale diverses primes et mesures individuelles, le journal Les Échos peut résumer pudiquement les résultats sous le titre : « Hausse des salaires : le coup de frein se confirme ». C’est en réalité une baisse du pouvoir d’achat qui s’accentue partout car, en face, les prix continuent d’augmenter. Ainsi, selon l’Insee, l’indice des prix de l’alimentation a augmenté de 23 % depuis 2021, bien au-dessus de l’augmentation des salaires.

Pour accroître son taux de profit le patronat mène la guerre aux travailleurs. À eux qui créent toutes les richesses d’imposer des salaires décents et leur indexation sur le coût de la vie.

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