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Dans les entreprises
Renault : sans les travailleurs, pas de voitures, pas de profit
Jeudi 19 février, le directeur général de Renault communiquait les résultats financiers de 2025, présentant un bénéfice net de 715 millions.
Bien qu’ayant dû officiellement « recomptabiliser » la participation du groupe dans son ex-partenaire Nissan, ce qui ternit un peu le résultat, le directeur général était satisfait. Il a souligné un flux de trésorerie de 1,5 milliard d’euros et un montant de liquidités de 7,4 milliards, « historiquement élevé », selon lui. Les principaux actionnaires vont se partager 697 millions d’euros.
Du côté des travailleurs, il n’y a aucun motif de satisfaction. C’est plutôt l’écœurement et le mécontentement qui dominent. En effet, la direction a annoncé une augmentation générale de salaire de 1 %, et une augmentation individuelle de 0,9 %. Elle tente de faire passer ces très faibles augmentations avec la prime d’intéressement, qui se montera à 3 000 ou 4 000 euros.
Le mécontentement s’est d’ailleurs exprimé à l’usine de Flins où, sur les deux équipes, jeudi 19 et vendredi 20 février, 280 travailleurs ont cessé le travail pendant une heure. Un petit rassemblement s’est tenu au Technocentre de Guyancourt. Tous ont dénoncé les conditions de travail qui se dégradent, les suppressions de postes qui génèrent des charges de travail supplémentaires, les périodes de chômage qui alternent avec des samedis travaillés, les salaires qui ne suivent pas le coût réel des prix, et pour couronner le tout, les pressions des chefs.
Comme le disait un travailleur : « Renault fait du plus plus, et les camarades reçoivent du moins moins ». Pourtant il n’y a pas de fatalité, les travailleurs qui produisent tout sont en droit de s’organiser pour exiger leur dû.