Retraites complémentaires : hold-up patronal25/02/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/02/une_3004-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Retraites complémentaires : hold-up patronal

La caisse de retraites complémentaires des salariés du privé Agirc- Arrco, a refusé en octobre toute augmentation des pensions qu’elle verse à 14 millions de travailleurs. Il y a là un vol pur et simple sous la dictée du patronat.

Déjà en 2023, le patronat avait, dans cet organisme prétendument paritaire, imposé que la revalorisation des pensions soit inférieure de 0,4 % à l’inflation, jusqu’en 2027. Mais en octobre 2025, prétextant le gel de quelques mois de la réforme des retraites, il avait carrément imposé un gel total des pensions complémentaires, en clair la baisse du pouvoir d’achat des retraités du privé. De leur côté les retraites de base du régime général n’ont connu qu’une hausse de 0,9 %.

Les prochaines revalorisations ne sont programmées qu’en novembre 2026. Début février, aux organisations syndicales qui réclamaient une revalorisation anticipée et un rattrapage des pensions, Patrick Martin, à la tête du Medef, a refusé toute augmentation en cours d’année et tout effet rétroactif. Il leur a simplement proposé une anticipation… des discussions.

L’Agirc-Arrco annonçait un bénéfice net de 4,6 milliards d’euros en mars 2025. Ses caisses sont pleines, contrairement au porte-monnaie des retraités.

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