Röchling – Décines : grève contre la fermeture03/06/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/06/P13-2_Rochling_D%C3%A9cines_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C800%2C450_crop_detail.jpg2026-06-03

Dans les entreprises

Röchling – Décines : grève contre la fermeture

À Décines, près de Lyon, les travailleurs de Röchling Engineering Plastiques sont en grève depuis le 11 mai contre la fermeture annoncée de leur usine.

Illustration - grève contre la fermeture

Les travailleurs se battent pour obtenir une prime supra-légale de 50 000 euros et faire ainsi payer au groupe le prix des emplois qu’il supprime.

Röchling est une multinationale de 11 000 salariés, implantée sur plusieurs continents. Mais Décines est une petite usine avec une cinquantaine de salariés, où la direction a décidé d’arrêter l’activité dès la fin du mois de juin, alors que des commandes continuaient d’entrer. Les travailleurs sont convaincus que cette fermeture était préparée de longue date. Il y a un an et demi, les meilleures machines du site ont été transférées, remplacées par du matériel plus petit et moins pratique. Les grévistes racontent aussi l’arrivée, il y a environ un an, d’un nouveau sous-directeur qui « n’a cherché à connaître personne » et semblait uniquement chargé de préparer la fermeture du site. Depuis septembre, les contrats de maintenance n’étaient plus renouvelés et les équipes de nuit ont été supprimées en novembre. Pourtant, pendant tout ce temps, la direction continuait à parler de projets jusqu’en 2028.

Les grévistes sont 34 sur les 41 salariés du site et ils tiennent depuis des semaines leur piquet devant l’usine. En guise de réponse à leurs exigences, la direction leur a proposé… un suivi psychologique. Cela n’a pas entamé leur détermination. Une cagnotte de soutien en ligne a été lancée et ils cherchent à prendre contact avec les salariés de l’autre site français de Röchling, à Nancy, et plus largement à faire connaître leur lutte dans la région et au-delà.

Les travailleurs de Décines savent qu’à eux seuls, ils pourront difficilement arrêter ce projet de fermeture. Mais, quoi qu’il advienne, ils refusent d’accepter sans réagir les décisions d’un groupe qui a choisi de sacrifier leurs emplois et de partir dans les conditions que leur impose la direction, après des mois de mensonges et une liquidation préparée en secret. La détermination à se battre jusqu’au bout pour défendre leurs intérêts est largement partagée sur le piquet.

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